lundi 8 septembre 2008

Bengaluru the unfriendly


Bienvenue à Bangalore, la ville aimée des Indiens, fierté nationale semblerait-il, image de la modernité et du développement économique...


L'aéroport annonce déjà la couleur, bien plus moderne que celui de Bombay, les grandes baies vitrées s'ouvrent sur les routes les mieux entretenues que j'aie vues jusque là. MODERNITE, c'est bien le mot, quand les taxis perdent le charme anglo-saxon jaune et noir de leurs homologues de Bombay, et que le réseau des bus communaux ressemble à celui des grandes villes européennes.

On the road again...

Direction la gare, déjà la nuit tombe, mais la route jusqu'à la gare ne semble pas finir, les autoroutes impeccables ne présagent rien de bon quant à l'ambiance de la ville... La gare routière est voisine de la gare ferroviaire, le seul hic est que pour traverser la route il faut faire un grand détour, a cause de la barrière... Ou prendre la passerelle, mais ça, faut la voir la passerelle...

Arrivé à la gare, c'est la tentative inespérée d'obtenir un billet pour Hospet. Dans le guide, ma Bible pour quelques mois, il est indiqué qu'il faut réserver au moins deux jours à l'avance, mais bon je tente, il arrive que des places se libèrent. Bien sûr je mets facile trois quarts d'heure à trouver le bureau des billets de la dernière chance... Là, une fiche a remplir avant de passer au guichet après une interminable file d'attente qu'un Indien sur trois essaie de gruger... Non non, je n'ai pas 20 kg sur le dos, et je ne suis pas du tout impatient...

Bien sûr tous ces efforts auront été vains, pas de place dans ce train... Ce sera donc le bus demain matin...

La quête d'une chambre n'aura pas été moins difficile... Bangalore n'est pas accueillante, le quartier de la gare fait un peu penser à un quartier non fréquentable, on s'y sent mal-à-l'aise, avec ses petites rues sombres et ses Indiens saouls (les premiers que je croise). La chambre que je trouve ressemble fortement à la toute première que j'ai prise à Bombay. Peu importe, ce n'est que pour une nuit. Nuit de folie? Pas tant. Nuit d'insomnie!

C'est qui ces cons qui s'engueulent toute la nuit, qui cassent des verres sur le pas de ma porte?

Est-ce que le lendemain t'es blazé que le gars de l'accueil te demande un pourboire? D'ailleurs je l'ai envoyé chier le type, plus mal-aimable, c'est dur... Bref on comprend un peu la blaze jazz de Morganou! On comprend même mal qu'elle y soit restée si longtemps (trois jours...).

Grosse journée voyage en perspective, 7h de bus, c'est bien suffisant...

La gare routière

Ville de passage, passage a vide, vide-toi l'esprit. Entre un train et un bus, j'étais content de l'apercevoir seulement à mon retour de Hampi. Soit, le bus pour Pondichéry était au fin fond du fin fond de la gare routière, immense, plus que la gare, impressionnante d'agitation. Mais on adore passer devant les contrôleurs scandant inlassablement leur destination, n'en sachant que trop peu sur l'emplacement des bus des autres gares d'arrivée...




Là, on voit pas mais c'est un bus pour Pondichery

Bangalore en trois mots? Moderne, Moche, but Momofeeling!

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