mercredi 29 octobre 2008

Les plaisirs naturels.


Marcher sous les moussons. Etre tempe. Essuyer son visage. Plonger dans la mudpool. Dormir dans une gare. Aller a un concert de chants traditionnels africains, indiens, bresiliens, peruviens, nepalais... Regarder le show d'une unique cheerleader en plein milieu du Government Park. Prendre un bus. Faire le workshop du Family Constellation. Manger des glaces toute la journee. Sentir le manque. Rencontrer de grand gens. Avaler leur sourire. Creuser une tranchee a quinze. Apprecier le retour d'une vacanciere. Se goinfrer de parotas. Avoir - presque - froid un matin de brouillard. Avoir - vraiment - froid le matin suivant. Ecouter les petards continuels de diwali. Fondre pour un brownie. Parler coupes de cheveux. Faire caca dur. Pleurer d'aller trop vite sur sa moped. Partager son peanut butter. Etre seul. Ne pas l'etre vraiment. Penser, mais pas trop. La vue de mon hamac. Les arbres. Le vent.

Un nouveau depart?

C'est un peu bizarre de re[artir en sachant ce qui t'attend, c'est la mobilite sans l'excitation, le depart dans la curiosite de decouvrir. Vacillement entre deja vu et renouveau. C'est desagreable.

La soif d'experience ne contrebalance plus, ou bien moins, la tristesse et l'angoisse. D'autant plus que je m'y etais rehabitue moi, a la vie de famille, a Rouen, au froid.

Je vous ai vus me chercher du regard. J'etais la.

Bahrein, je suis a Barhein? Non plutot en Inde deja, alors que j'attends l'avion, seul jaune pale parmi tous ces chocolats.

A l'arrivee, presque tu fais meme plus attention aux 5 types qui te suivent pour que tu montes dans leur taxi. Presque t'es pas choque de voir 10 personnes se mettre sous une bache a l'arriere d'une camionette. Presque tu t'endors dans le taxi tellement t'as plus peur de leur conduite demente...

Puis vient la pluie. Torrentielle. Ennivrante. La mousson que ca s'appelle...

dimanche 19 octobre 2008

Mon escale francaise

Le retour en France. Le bled. C'est drole de dire ca je trouve. On n'a pas tous le meme humour.

Restrospective sur ce retour en fait, car la je suis en Inde, a Pondy, apres etre revenu a Sadhana Forest. Occasion pour moi de dire que je suis heureux d'avoir pu profiter de cette convalescence pour voir des etres chers.

FIRST PLACE : ROUEN

Mon fief. La maison? Ca va. La famille? Aussi. Des peripeties? Pas vraiment, mais la vie de tous les jours, et ca fait du bien.

A Rouen, la ville cherche une dynamique, un peu comme Morgane. Alors on colore les métros, pour les coordonner avec les toutes nouvelles cartes a puce.

A Rouen, Oceane, la copine de mon frère a ramené des lunettes de son grenier. Alors on les essaie. Plus ca va, plus on les aime, plus on les porte, plus on en veut, plus plus d'Afflelou, Oceane me les donne sans payer un Euro de plus. Trop cool c'te fille.

Tchin Tchin...

A Rouen, mon frère est au CM1. Alors je vais le chercher à l'école, et je lui paie des goûters à la boulangerie. Aussi je vais aux reunions parents-prof parce que personne d'autre ne peut y aller. Je l'amene jouer place de la Pucelle, avec ses copains, parce que tous habitent Rive droite, et lui il est triste d'habiter Rive gauche. Je l'emmene aux anniversaires avec ou sans voiture (sans, c'est bien mieux).

J'aime les gouters de mon frere.

A Rouen, il y a cette fille, la fille. Alors on va se faire un MacDo, le meme, pour se retrouver. On la voit plus que d'habitude, c'est bien. De sa determination a l'entrainement de hand, a ses eclats de rire a l'ecole de musique, c'est bien elle. Ca m'a manque.

A Rouen, il y a mes anciens, Maman, Daniel, trop de travail, croisement autour d'un diner. Grand-Mere, pleine de vie, un peu en retard sur les nouvelles technologies, allez je t'aide a prendre tes photos au photomaton. Aux petits soins.

A Rouen, il y a tous ceux que l'on ne voit que trop peu. Amis d'enfance, de primaire, de lycee ou de prepa. Sources de souvenirs.

A Rouen, j'ai couru sous la pluie et j'ai senti les moussons.



SECOND PLACE : PARIS

A Paris, il y a la Tour Eiffel, mais je ne la prends pas en photo (tu vois Laura c'est possible). Et il y a Sciences po, dans certaines rues.

Patrick et Maki m'invitent a dejeuner chez eux, a Pigalle. Je les ai rencontres en Inde, rappelle-toi. Ils m'offrent un cafe aux Abbesses, et des livres. Ils se rejouissent de mon retour. Ils sont over sympas.

Hadrien, c'est lui.

Hadrien me fait decouvrir son monde. Les defiles, un defile, c'est suffisant. La mode, les modes, c'est complique. Il prend des notes, j'en prends plein les yeux. J'aime, j'aime pas, je sais plus.


Caroline, c'est elle.

Caroline me fait miroiter la vie des hauts fonctionnaires. Elle travaille aux services du Premier Ministre et dejeune au Ministere de l'Agriculture. Elle mange des burgers foie gras avec Bernard Kouchner, et contacte des diplomates. Je vais la chercher, j'ai pas le droit de rentrer.

Branleuse!

Hadrien nous invite a diner chez Tatie Nicole, avec Caroline. La Classe. The Tatie Nicole's flat, on the Saint Louis Island, Paris.



Papa ne m'en veut pas de rentrer si tard, alors qu'il travaille tot le lendemain. Merci. Il est venu a Rouen, deux fois, pour nous voir avec Florent. Merci. On discute, il a encore peur de l'Inde, mais je lui dis que finalement, c'est moi qui pars.

THIRD PLACE : PERIGUEUX

Reveil difficile?

Well, Perigueux, avec Caro, on aurait jamais pense y passer, hein. Mythique en fait. Le style bourgade de 5000 habitants, calme, tres calme. En fait c'est cense etre la grosse ville du coin, ok mais niveau animation, on y croit pas trop. Grosse caisse - pas celle de la fanfare - et dancing on Ella Elle l'a, le tube de l'ete, il parait. Rencontre avec le Perigourdin, ou l'histoire d'un jeune keke.

Parce qu'on aime en apprendre sur Perigueux.

Saint Front, la byzantine.

Et Perigueux, ce sont touristes anglais et bobos francais qui se promenent un samedi apres-midi dans la rue Limogeanne (j'aime le nom de cette rue) et s'arretent a la terrasse d'un cafe manger une crepes ou une glace, avec un bon chocolat. Car oui, il fait froid a Perigueux. Petite visite touristique s'imposant, on entre dans l'eglise byzantine, et s'interroge devant le mega retable (vous non plus vous ne saviez pas que ca existait avant?), on parcourt les ruelles tout a fait typiques, on se prelasse dans l'herbe dans la cite romaine face aux ruines. On se prend pour des artistes.

Voila l'escale francaise. Imprevue, inimaginable, non imaginee, imaginez-vous.

jeudi 9 octobre 2008

Je l'ai appelée Sadhana...

Grand bon en avant. Quelques semaines écoulées, plein de choses à dire, trop.


On est jeudi, le 9 octobre. Je rentre. Attends, je rentre, oui je rentre en Inde, dimanche prochain. T'as raté un épisode? C'est normal, j'avais la flemme d'écrire. Et puis, c'est une belle histoire, il faut quand même la raconter. Donc je rentre en Inde, comme si c'était chez moi, dimanche, là. En fait c'était censé être chez moi pendant 5 mois. Mais mon appendice en a décidé autrement.

Flashback, Flashdance.

Mardi 2 septembre.
Réveil difficile à raisons multiples (RDRM). D'abord un week-end tristouille bourré de départs, des Japonais à Birgit et Sébastien - ces derniers fourbes s'en vont pour les îles paradisiaques du Sud -, en passant par Lucy. Ensuite semaine en perspective déprimante à l'idée des autres départs, John, les Américains - Morgane et ses nombreuses tentatives Why don't you stay here? n'y feront rien. Enfin, et peut-être surtout, lundi harrassant à passer la journée à se remettre de fièvre et maux de tête résistants. Pourtant le lundi soir, Doliprane et homéopathie semblaient avoir leur petit effet, je me sentais presque prêt à retravailler le lendemain.

Certes. En fait je me lève ce mardi avec plus de fièvre et plus de maux de tête. Un petit détail s'ajoutant à ça : une douleur en bas du ventre à droite. Wake-up call. Les douleurs déjà m'ont révéillé. Pas de bonjour, juste un : "Morgane, t'as déjà eu l'appendicite?" "Putain mais il me fait quoi ce mec!!!"
Au début c'est drôle, je me dis que ça peut pas être ça, enfin un peu. Puis on se lève, je décide de ne pas travailler, d'aller voir le médecin que Derek avait vu, à Auroville, au centre de soins. Morgane m'y accompagnera, on monte dans le taxi qui emmène Tal sur la route du Népal. Je ne savais pas alors que ce serait la dernière fois que je verrais Sadhana Forest avant mon retour dimanche 12 octobre...
Les douleurs portaient bien le nom de crise d'appendicite, le médecin d'Auroville m'envoie bien vite en recommandé à PIMS hospital, the Pondichery Institute of Medical Sciences, leur CHU quoi. Ok Morgane s'occupe de tout, elle a l'air d'aimer être sur le qui-vive. En attendant le taxi, une femme française vient me rassurer - comment ça, j'ai pas l'air rassuré? - en disant qu'elle a eu deux enfants ici, que tout va bien se passer. Ouai ouaiiiiii. Bon ok je flippe un peu ma race, c'est pas comme si j'étais jamais passé sur le billard.
J'ai décidé de ne pas appeler mes parents, j'ai la larme trop facile. Finalement Morgane préviendra tout le monde, puis tout le monde préviendra le reste du monde. J'en suis à donner des nouvelles de ma santé aux mamans des copains de mon petit frère.
Opération prévue pour le début d'aprem. Morgane me soutient grave. Je me fais raser des genoux aux aisselles, je comprends pas pourquoi toute cette surface... Opération, direction le bloc. Avant d'entrer on me demande quel mode d'anesthésie je veux recevoir. Euh comme ça, à 2 minutes de l'opération? Générale coco, générale. Bon je suis prêt, faites moi compter jusqu'à 10. Vous le faites pas chez vous? Ah...

Merci, la photo au reveil!

Trois jours de plus à l'hopital, trois piqûres toutes les 2h. Perfusion merdique, on la change trois fois. Prise de sang avec deux infirmières, pas de quoi s'embarrasser d'un élastique, une me serre le bras, l'autre me pique. Mes amis me rendent visite, Morgane, Juana, Patrick, Adrien...
Puis j'ai le droit de partir, enfin. Je traine pas mal des pieds mais je suis content de partir. Morgane encore et toujours s'est chargée de réserver un hotel à Pondi. Week-end fou, cinéma à l'Alliance française, shopping, marche, cuisine occidentale, je vis!

Ce qu'on sait faire le mieux avec Morgane, c'est dormir.

Puis, la rechute le lundi, fievre, mal de tete, j'ai chaud. Pourtant tout allait bien, on venait de prendre un petit appart' a Pondy, pour vivre mieux, nous preparer nos plats, avoir une mega terrasse et un chat. Coupe-coupe des fils le mardi. Medocs le mercredi.

Le salon et le chat...

Je cherche une guest house typiquement coloniale pour etre un peu seul, parce que Morgane et moi aimons etre seuls de temps en temps. Toc, toc, toc! Qui est la? Le facteur? Non, c'est Olivier qui bourrine la porte de sa guest house que son jeu de clefs ne veut pas ouvrir. Une demi-heure que je frappe, enchainant les please, s'il-vous-plait, il y a quelqu'un? du ton tout a fait detache a la version totalement desesperee. Abandon dans un fauteuil en osier devant l'entree. Retentative, tiens ca ouvre! Est-ce que t'as honte? 20 marches, 3 sacs, 20 kg, 4 nuits. Ah oui, a partir de la, je boite, et je mets un quart d'heure pour me lever de mon lit. Infection post-operatoire qu'on me dit le samedi. Il est content le gars.

Le fauteuil de l'Abandon.

Le gramophone, le must du style colonial!

En fait il stresse un peu, il crise meme, il appelle sa famille, sa famille lui dit de rentrer. Il se fait pas prier du coup. Un avion le lundi, et arrivee le mardi. Comme ca, tiens t'as vu! Aussitot dit, aussitot fait, enfin presque... Oui parce qu'il a fallu faire le choix du vol : Chennai - Delhi / Delhi - Paris avec Air India. Départ de Chennai 20h, le 15 août.

Bon bam bam, on fait sa valise, on va dire au revoir a Momo quand même parce qu'elle va nous manquer, et qu'on avait laissée dans le bel appart' qu'on avait trouvé, on ne réalise pas du tout, on appelle son maître de stage, on lui demande le num d'un taxi pour aller direct de Pondi à l'aéroport de Chennai. Le matin du jour J, petit déj' avec Sylvain, le proprio de la guest house, 32 ans, vit a Pondi depuis 3 ans, 2 guest houses, un restau, LE bar de Pondi...

Je comprends pas trop, je rentre en France, un peu ému. Et puis hop, je saute dans l'avion pour Delhi, un hic, il a du retard, je me dis que c'est pas grave, ils ont prévu le temps pour la correspondance.

Je me trompe, forcément. Trop de retard, on ne m'a pas attendu, là je commence a paniquer, j'ai envie de pleurer j'avoue dans cet aéroport de merde, où le supervisor de la compagnie ne veut pas me réserver un autre billet pour le lendemain, et me renseigne trop mal sur la démarche a suivre.

Forcément un type passe par là, profite de mon désarroi, je monte dans son taxi, il me ballade, m'emmène voir une agence de voyage ouverte de nuit, louche. Merde, je veux pas acheter un autre billet, Air India est en faute, ils doivent me donner un autre billet!

Du coup, le type m'emmène a un hotel a 200€ la nuit stp, je craque, je suis exténué, je boite, je crise, je prends. Je me couche trop tard, genre 2h du matin, pour me lever a 9h, et me rendre au putain de bureau de réservation de Air India, en plein centre ville, paye ton taxi pour y aller, le con il me lâche avec mes bagages comme ça, j'ai même pas le droit d'entrer dans le bureau de réservation avec mes bagages, que je dois laisser à l'entrée, Vigipirate de mes ... J'attends 2h pour que l'histoire du billet soit réglée. Ah oui l'agence est située a Connaught place, là où il y a eu des attentats deux jours plus tôt...

Retour à l'aéroport international pour une journée d'attente, avec dans la salle un mec qui rote comme un gros porc, rhaaaaaaaa je veux embarquer! Finalement ca y est j'embarque, avec s'il-vous-plait, Rama Yade en business class... C'est l'info potin du post.

Retour a ma Normandie cherie, qui l'eut cru, chapeau pointu, saperlipopette, scrogneugneu de scrogneugneu. Je montre ma cicatrice tout fier a ma famille qui finira par faire une fixette sur ma perte de poids incontrolee (6kg en moins je pensais pas que ca se verrait...). Je l'ai appelee Sadhana...

mercredi 8 octobre 2008

Sadhana's way of life

Jeudi, 6ème jour, Satoshi's best birthday

Satoshi, c'est un des Japonais qui vivent à Sadhana depuis mon arrivée. Aujourd'hui tous ses amis veulent lui faire croire à un oubli collectif de son anniversaire. Bien sûr j'ai failli faire une boulette - je l'ai faite? - tout comme ma pote Juana, parce que, bien que sachant qu'ils préparaient une surprise, on a bien failli la faire foirer, avec nos langues bien pendues!

Il parait que c'était son meilleur anniversaire, petite surprise en dehors du campement, en raison du gâteau d'anniversaire (Règle numéro 1: on ne mange ni ne ramène à Sadhana Forest une autre nourriture que des fruits et des légumes, ou de la vegan food certifiée. No processed food, no white or brown sugar, no white flour... Pensez juste à tout ce qu'on a l'habitude de manger comprenant au moins l'un de ces ingrédients... Donc par prudence je n'amène rien.). Et oui Satoshi a versé quelques larmes, ses amis Japonais étaient émus aussi, et nous donc! Puis on a fêté l'anniversaire de Sébastien aussi, qui était bien content de croquer dans ce gâteau indien à la crème et surtout, surtout au sucre.

Tout ceci te donne déjà la chair de poule, en pensant aux départs à venir, aux "au revoir". C'est le signe qu'un rapprochement si rapide des membres pourtant temporaires de cette communauté s'opère à notre insu. C'est le signe que l'un des plus grands défis d'ici ne sera pas de s'habituer à la cuisine ou aux toilettes, mais de tenir à 5 mois de rencontres et de "au revoir" incessants.

Vendredi, une semaine.

Aujourd'hui, on ne plante pas d'arbres, on fait mieux, on en apprend sur la forêt. Aviram, mon maitre de stage, nous emmène tous à 6h, ou presque (il faut toujours du monde pour préparer un petit déjeuner) pour une visite de la forêt, gourde pleine en main. Matières étudiées? Histoire de la forêt des origines à nos jours - Sensibilisation à l'écologie et techniques de lutte contre la pollution - Gestion et définition de projets - Dendrologie...
Une chose à retenir? Aviram assure, maitrise, impressionne.
Un bon point pour le stage? Maintenant, je sais pourquoi j'ai envie de travailler.

Debriefing des Coréens.


C'est dommage, les Coréens n'avaient pas l'air très attentifs, ni très sensibles à ce que nous prodiguait Aviram, trop fatigués de marcher dans cette forêt qu'ils n'auront occupée qu'une trop courte semaine. Et oui, ce soir c'est The soirée en l'honneur de leur départ. Pour la peine, le couple de portugais qui venaient tous les après-midi nous apprendre la capoera et la danse africaine sont venus pour faire un grand feu et jouer des morceaux brésiliens et indiens. Tout ceci après l'Eco Film Club, nul besoin de préciser...


Intermède : qu'est-ce que l'Eco Film Club? Hum, en fait je ne saurai répondre que dans les grandes lignes, je n'ai pu assister ne serait-ce qu'à un film. Flash-back. Vendredi dernier, à mon arrivée, après quelques présentations, j'ai aidé à la diffusion du film. Oui, car on projette de nuit ces films sur la protection de l'environnement, ces critiques du mode de vie polluant promu par l'économie de marché. Et, actually, notre énergie repose sur les panneaux solaires, qui de nuit, se déchargent vite (sans rire?). Alors pour pallier à ça, on pédale, vous savez comme dans ces films anciens ou dans ces clichés où l'on voit un type se tuer sur un vélo pour avoir de l'électricité. "What a good way to welcome people!" Un quart d'heure de RPM, mais sous 30°C... Bref, ce vendredi, je suis aussi assigné au pédalage, enfin je m'y suis assigné, car en réalité je n'ai pas trop envie de suivre le film.

Soit. Donc grand feu, chants traditionnels, et... beat box d'un des jeunes Coréens qui putain s'en sort grave bien. On s'allonge par terre, on s'endort presque, on est bien. En rootsisation? Peut-être bien.

Et dire que les 25 Coréens s'en vont demain (d'ailleurs ils auront mis une énergie impressionante à faire leur baggages, qu'on ne leur trouvait bizarrement pas pour les second works...). Embrassade, au revoir, une fois, échange de mail avec Sun, la prof de 26 ans adorable qui me fait visiter Séoul quand je veux!