mardi 7 octobre 2008

Sadhana Forest, c'est trop une expérience humaine!

Mardi, 4ème jour.

Je ne sais par quoi commencer. Par la présentation des personnes si différentes qui vivent ici, ou le nombre de blessures que je me suis déjà faites et l'inquiétude relative qu'elles suscitent en mon for intérieur, les "8 Thanks", nos 8 règles de vie, ou mon envie de vomir à la vue de cette Vegan food inchangée?

Main hut, hamac, pieds.

Vivre à Sadhana Forest, c'est littéralement changer de vie pour revenir plus ou moins au Moyen-Age, ou réaliser son rêve de gosse de vivre sur une île déserte.

Quand on aime la nature et la sérénité, on est servi, faune et flore splendides, veillées sous un ciel étoilé, mud pool... Après niveau confort, c'est pas trop ça. Tu "poo" dans un trou pour faire du compost, mais pas de "pee" dans ce trou, un autre est prévu pour ça. Un double besoin? Ouf une casserole pour ne pas "pee" dans le trou à "poo". Allez, enfants, vous en rêviez, vous l'avez, cette vie Nature!




Tu cuisines presque en plein air, pas de frigo, un grand garde-manger, des mouches autour, des grandes boîtes pour stocker peanuts, beans, many kinds of flour, trois filtres à eau dont un avec des racines qui donnent un goût particulier mais pas tant désagréable (c'est bon pour la santé). Pour faire la vaisselle, trois seaux pleins d'eau, trois rinçages. Liquide vaisselle? Cendres. Eponge? Fibres de noix de coco. Désinfectant? Vinaigre de citron.


Tu te douches en plein air, entre 4 cloisons, ce n'est tout de même pas une communauté naturiste, ne mêlangeons pas tout. Seau d'eau froide, savon bio à la noix de coco, shampoo bio un peu visqueux, dentifrice bio (comprendre poudre au goût un peu dégueu qui fait pas de mousse), une plaque au sol pour pas salir tes pieds.

Notre hutte, à gauche le lit de Morgane, au fond à droite, le mien.

La journée type?

* Every morning, wake up calls. When? 5h15, and 5h45. How? A musician is coming and awakes you up playing something, telling you it's time to wake up, it's gonna be a good day...

* 6h : le first work. Répartition des tâches. Le chef du petit déj' réclame en fonction du nombre de personnes ses assistants. Les autres vont dans la forêt planter pour certains leur premier arbre, dans les règles de l'art...

* 8h : fin du first work, et heureusement, planter des arbres ça crève, et à 8h il fait déjà grosse chaleur. Alors on petit-déjeune jusqu'à 9h. Au menu, salade de fruit et porridge agrémenté de jaggery, le sucre naturel, le seul que les Vegan puissent manger.

* 9h : second work, dans le campement. Réparations, aménagements, jardinage, rangement, nettoyage, préparation du déjeuner... Parfois aussi fatigant que le first work, beaucoup moins apprécié par la plupart des bénévoles (c'est quand même plus fun de planter un arbre!).

* 11h : fin du second work, synonyme de temps libre, et souvent de course vers la douche (5h à suer, ça calme). Après repos dans la main hut, lieu de rencontre, de prise des repas (quand on est pas trop nombreux), bibliothèque, bureau, standard téléphonique, pharmacie, administration, bref the place to be!

* 13h : déjeuner.

*17h30-18h : dîner.

* 20h : au lit? Ca arrive ouais...


Du beau monde.

Quelques jours et déjà je regrette le trop proche départ de certains volunteers. Les 12 Jap', les 3 Californiens, nos 3 mousquetaires, John l'anglo-colombien timide et sympa, Lucy l'autre anglaise qui se rase pas et kiffe à fond le camp, Sebastien le stagiaire Frenchy.

Les Jap'

Bien sûr il reste Cody, la géante germano-jamaïcaine, qui vit au premier étage de notre hutte, Shachar l'Israëlien hyper quess et ses "TSSSS TSSS", et Juana la jolie Brésilienne, 26 ans, meilleure pote à Sadhana. Ya aussi Birgit, l'Autrichienne un peu déjantée, plutôt cool à mon goût, et Adrien qui arrive pour 2 semaines, franco-brésilien qu'on aime bien et qui connaît des filles de sciences po Toulouse (World is so small, isn't it?).

Paradise Pizza, soir de Night out, Morgane, Adrien et Juana.

Restent aussi ceux qu'on connait moins, Ben l'Israëlien qui fait un peu peur, allez savoir pourquoi, Nadav, encore un Israëlien, plus âgé, Irena, la welcomer, ma formatrice un peu Trelawney dans Harry Potter, trop jet lag, faut prendre ses jambres poilues en photo on s'est dit avec Momo.

Et puis, c'est peut-être un peu con de finir par eux, mais les créateurs de la communauté, Aviram (mon maitre de stage) et Yorit, couple israëlien, deux filles, Osher, 7 ans, pleine de vie (trop?), et Shalev, un an.

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